Le style tardif, poétique de la voix perdue chez Mohammed Khaïr-Eddine et Georges Perros

Le présent article s’inscrit dans le cadre des études autour de la notion de style tardif (Theodor Adorno, Edward Saïd, Antoine Compagnon) et se propose d’étudier le recours salutaire à l’acte d’écrire au crépuscule de la vie, selon une approche comparative de deux textes diaristiques ultimes, On ne met pas en cage un oiseau pareil (1995) de Mohammed Khaïr-Eddine et L’ardoise magique (1978) de Georges Perros. Ce travail tente d’explorer les zones d’intersection entre ces deux œuvres terminales dans lesquelles l'altération de la voix permet d’élaborer une poétique d'écriture où l'imminence de la mort ne signe pas la fin de la parole mais sa reconfiguration esthétique, et où l'écriture ne constitue pas uniquement un témoignage de la souffrance mais devient un acte par lequel l'écrivain reprend symboliquement possession de son existence. Cette écriture diaristique de la fin comme forme de conjuration de la finitude fait un usage particulier du temps ante-mortem qui, au contact de la mort, prend des proportions inhabituelles.

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GHOUATI, Sanae; HILAL, Tarik. 2026. Le style tardif, poétique de la voix perdue chez Mohammed Khaïr-Eddine et Georges Perros. Revue Internationale du Chercheur. https://africanscientificindex.com/articles/revue-internationale-du-chercheur-le-style-tardif-poetique-de-la-voix-perdue-chez-mohammed-khair-eddine-et-georges-perros

GHOUATI, Sanae; HILAL, Tarik

Revue Internationale du Chercheur (2026)

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Notice indexée sur African Scientific Index · 2026-09-23 · Source d’origine.

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